Texte de François et Juliette

Sophia ortoi akousomen tou agiou evanguelliou Ces mots du rite grec catholique, prononcés place St Pierre lors de la canonisation de Jean 23 et Jean Paul 2 en avril dernier, signifient: Sagesse ! Debout ! Écoutons le saint Evangile ! Sophie, synonyme de sagesse, toi ma si chère Sophie, donne nous la sagesse de comprendre ce que Dieu veut nous dire aujourd’hui, nous qui sommes rassemblés pour honorer ta mémoire ! Pourquoi sommes-nous ici? Par amour, par amitié, et par fidélité. Depuis un an nous cheminons ensemble face à l’inimaginable: vivre sans Sophie ! Parallèle singulier qui nous fait compter les jours puis les mois, et aujourd’hui une première année sans Sophie, comme on compte l’âge d’un nouveau-né, qui avance dans une nouvelle vie. Nous devons réapprendre à vivre, à parler et à marcher, le long de l’abime vertigineux de l’absence. Sans vous tous ici présents, et tant d’autres de par le monde unis à nous en ce moment par la force de l’amour et de la foi, c’eut été rigoureusement impossible. Vous avez multiplié les gestes et les signes de tendresse humaine et de solidarité, vous avez prié aussi, pour nous aider à porter le fardeau, que vous rendez plus léger. Soyez en remerciés du fond du cœur.
 

Pourquoi sommes-nous ensemble pour une messe? Il y aurait bien d’autres moyens d’honorer Sophie et se souvenir d’elle. Une conférence, une exposition de photos, une réunion de famille et d’amis, un livre, un film, une lettre… Alors pourquoi une messe? Eh bien parce que nous cheminons tous sur la route d’Emmaüs. Vous vous souvenez? Saint Luc, reporter engagé de l’époque du Christ, dont nous lirons tout à l’heure le récit, raconte le témoignage de ces deux personnes à qui le Seigneur est apparu après son exécution. Nous sommes après Pâques et même s’il fait déjà chaud ce n’est pas un mirage ! Ils ont ces paroles très belles et pleines d’humanité envers cet homme inconnu qui marche avec eux: « reste avec nous, maître ». Nous crions aussi intérieurement depuis un an: reste avec nous Sophie ! Face à cette demande quelle est la réponse de Jésus? Partagez le pain et le vin avec eux afin de leur faire comprendre qu’Il restera toujours présent grâce à l’Eucharistie. C’est donc bien ce don qui nous ait fait qui nous permet de vivre en présence de Dieu, dans une dimension communautaire, malgré la mort physique du Christ, qui nous donne les forces spirituelles de la grâce pour continuer sur le chemin. Et comme Sophie en avait fait le socle de sa relation avec Dieu, elle doit être infiniment heureuse de nous voir ici ce soir pour l’honorer et se souvenir de tout ce qu’elle a été. Je suis absolument certain que c’est ce qu’elle veut, et qu’elle est là avec nous.

 

Merci à Mgr Lefevre Pontalis, vicaire général de Paris, représentant de l’archevêque, d’être des nôtres ce soir. Merci au père Schwab curé de St Léon de nous accueillir. Merci au père Binot et au père Germaix et à … d’être présents avec nous. L’Eglise vivante et souffrante est présente à nos côtés pour nous donner l’espérance que Sophie est déjà partie prenante de L’Eglise triomphante au ciel.
 

Demain nous nous envolerons pour Cayenne, ou plusieurs moments de partage et de prières sont prévus, à l’initiative de Mgr Lafont et de Guyanais. Dimanche à 12h, heure de Guyane, nous inaugurerons une stèle en mémoire de Sophie sur les lieux de l’accident. Nous désirons que ces moments donnent des fruits de charité et d’espérance pour cette terre fécondée par le sang de Sophie. Les Guyanais ont aussi voulu faire un recueil de témoignages et de texte autour du pèlerinage de Sophie en Guyane et aux JMJ. Grâce à maman, c’est chose faite ! Nous en avons aussi imprimés pour vous, et vous pourrez en prendre un exemplaire à la sortie de la messe. Merci encore d’être avec nous ce soir. Nous aurons le plaisir de partager le verre de l’amitié à l’issue de la Messe dans la cour des salles paroissiales à droite en sortant de L’Eglise.

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous !