Elisabeth de Gentil-Baichis

Notre fille Camille est donc décédée il y a quatre ans. D’autres
circonstances mais la même douleur, le même manque, le même chagrin. Votre
témoignage dans La Croix et ce blog sont empreints de votre foi. Je sens
combien elle vous soutient et vous porte. La mienne est vacillante et ne me
permet pas de me reposer dessus. Tous nos enfants font beaucoup de
scoutisme, chez les Scouts et Guides de France et ce qu’ils vivent à travers
ce mouvement les aide à se construire et à devenir des hommes et des femmes
de demain.
Nous faisons partie de l’association Jonathan Pierres Vivantes qui soutient
les parents endeuillés. Une belle association d’entraide.
En apprenant que François était directeur du journal l’Equipe, cela m’a fait
sourire. Une des façons pour nos fils, Samuel et Matthieu, de revivre après
le décès de leur soeur, a été de plonger dans le sport. Une manière de se
dépasser, d’aller de l’avant, de croire en soi.
Notre aîné a même choisi de faire un master en gestion du sport cette année.

Sophie et Camille ne sont pas loin de nous j’en suis persuadée. Le seul
moyen de continuer de vivre après la mort de son enfant, c’est d’aimer.
Comme vous, nous sommes un couple solide et amoureux. C’est une chance et
une force. Nous avons co-écrit en 2013 un livre tous les deux : » La vie
quand même- Survivre et renaître après la mort de son enfant ». Nous avions
envie de témoigner de nos chemins différents pour surmonter ce drame et en
même temps de dire ce qui permet de rester soudés.
Merci pour votre témoignage et sachez que Sophie habite désormais ma vie.
Avec toute ma sympathie
Elisabeth